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“Le champagne ou l’eau potable” — Sankara, l’AES et la philosophie du choix radical. - “Champagne or drinking water” — Sankara, the AES and the philosophy of radical choice
“Il faut choisir entre le champagne pour quelques-uns ou l’eau potable pour tous.” Cette phrase n’est pas une image poétique — c’est une vérité arithmétique. Toute ressource accordée à une minorité est, par définition, retirée à une majorité. Sankara posait ainsi la question fondamentale de tout gouvernement : qui décide qui vit bien ?
Ce que les dirigeants de l’AES ont compris — ou du moins répètent — c’est que les élites post-coloniales avaient simplement remplacé les colonisateurs à table, sans changer les exclus. Rejeter la Françafrique, la CEDEAO, les conditionnalités du FMI : tout cela peut se lire comme une tentative de récupérer ce droit de choisir. C’est du Sankara traduit en actes militaires.
Mais voilà le piège philosophique : Sankara ne disait pas seulement quoi choisir. Il montrait comment, par l’exemple — il avait rendu sa limousine et roulait en Renault 5.
“We must choose between champagne for a few or clean water for all.” This statement is not a poetic image—it is an arithmetic truth. Any resource granted to a minority is, by definition, taken away from the majority. Sankara thus posed the fundamental question for any government: who decides who lives well?
What the leaders of the AES understood—or at least keep repeating—is that the post-colonial elites had simply replaced the colonizers at the table, without changing who was excluded. Rejecting Françafrique, ECOWAS, and the IMF's conditionalities: all of this can be interpreted as an attempt to reclaim this right to choose. It is Sankara translated into military action.
But herein lies the philosophical trap: Sankara didn't just say what to choose. He showed how, by example—he had given up his limousine and was driving a Renault 5.
In Ougarou the woman's association thanked the military for security provided
The security assistance allowed for the resumption of agricultural activity, as a sign of gratitude and thanks, the association offered several bags of vegetables to the Battalion.
2 Poids 2 Mesures, la raison pour laquelle la junte parisienne est inaudible au Mali.
Au Burkina Faso, près de 700 associations et ONG suspendues ou dissoutes par la junte au pouvoir
En l’espace de trois semaines, des centaines d’organisations apolitiques en tous genres ont été ciblées par des arrêtés. Si les autorités invoquent des raisons de non-conformité administrative, les défenseurs des droits humains y voient un énième signe de répression de la société civile.
Pour la troisième fois en moins d’un mois, des associations sont dans le viseur du gouvernement burkinabé. Mardi 5 mai, 205 structures agissant dans les domaines du développement, de la santé ou de la défense des droits des femmes ont été suspendues pour « non-renouvellement de leurs instances conformément à leurs statuts et règlement intérieur et à la loi en vigueur », selon un arrêté du ministère de l’administration territoriale et de la mobilité. Cette dernière décision porte à 682 le nombre d’associations ciblées par les autorités.
Le 21 avril, un arrêté similaire avait épinglé 359 associations. Quelques jours plus tôt encore, 118 autres structures étaient dissoutes et « interdites d’activités sur toute l’étendue du territoire national », sans que le communiqué n’évoque de motif précis. Parmi elles figurent des collectifs citoyens, dont certains engagés en faveur de la démocratie, un régime politique que le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2022, a récemment balayé d’un revers de la main : « La démocratie, c’est pas pour nous », a-t-il déclaré, le 2 avril, dans une interview diffusée à la télévision nationale.
Dans un contexte de répression des voix dissidentes, ces suspensions et dissolutions pèsent sur un espace civique déjà réduit à peau de chagrin par la junte au pouvoir. Parmi les associations visées se trouvent des clubs de sport ou encore des collectifs de producteurs agricoles. D’autres semblent inactives. Aucune n’affiche d’orientation politique. Plusieurs responsables des structures concernées, contactés par Le Monde, ont assuré qu’il leur suffit de remédier au non-renouvellement des instances pour pouvoir, ensuite, poursuivre leurs activités.
Difficile toutefois de ne pas voir, dans cette série de mesures, une continuité de la détérioration du climat politique, trois mois après la dissolution de tous les partis du pays. « Il faudra du temps pour savoir comment les récentes décisions seront mises en pratique, explique Ben Saul, rapporteur spécial auprès des Nations unies sur les droits de l’homme et la lutte antiterroriste. Mais vu le caractère arbitraire du système juridique au Burkina Faso sous les autorités actuelles, on peut s’attendre à ce que cela soit utilisé comme un outil de répression politique. »
Une « législation abusive »
M. Saul avait déjà fait part, aux côtés de deux autres rapporteuses, de son inquiétude quant aux précédentes mesures adoptées dans le pays, comme l’obligation, décrétée par le président en novembre 2025, pour toutes les associations et ONG de domicilier leurs comptes bancaires à la Banque des dépôts du Trésor, une institution publique.
Si les autorités invoquent des objectifs de traçabilité et de lutte contre le blanchiment ou le détournement de fonds, les rapporteurs ont estimé que la mesure pourrait s’avérer dissuasive et « porter atteinte au droit fondamental à la liberté d’association ». « Nous rappelons que toutes les mesures de lutte contre le terrorisme doivent respecter les droits humains », ont-ils aussi écrit dans une lettre datée du 17 mars, en référence à la menace djihadiste qui persiste au Burkina Faso.
De son côté, Ousmane Diallo, chercheur pour Amnesty International sur le Sahel, avait dénoncé, le 16 avril, dans un communiqué de l’ONG, une « atteinte flagrante au droit à la liberté d’association », au lendemain de l’annonce des premières dissolutions, pointant notamment une « législation abusive ».
Depuis le 17 juillet 2025, la loi portant sur la liberté d’association exclut les organisations poursuivant « des objectifs politiques ou commerciaux », dans le but de lutter contre des « collusions réelles ou parfois déguisées entre organisations associatives et partis politiques », d’après les explications qu’avait livrées Jean-Pierre Vogna, le directeur général de l’administration du territoire.
Les autorités avaient pourtant déjà révoqué l’autorisation d’exercer d’une dizaine d’ONG auparavant. Huit membres d’une ONG, dont deux Français, avaient aussi été arrêtés début octobre 2025 – puis relâchés à la fin du mois – après la suspension des activités de leur organisation, accusée de fournir des informations sensibles à des « puissances étrangères ».
Au-delà du secteur associatif, les traces de l’étouffement de toute voix critique s’accumulent : mercredi, l’organisation Reporters sans frontières a révélé que Atiana Serge Oulon, journaliste et ancien directeur de publication à L’Evénement, un titre de référence du pays, a été « détenu, séquestré et violenté au sein d’une villa » de la capitale, Ouagadougou, depuis son enlèvement, en juin 2024, jusqu’à au moins la fin de 2025.
As part of measures aimed at facilitating the sale of domestic rice production, the importation of rice is suspended throughout the national territory until further notice. Consequently, the issuance of Special Import Authorizations (ASI) for rice is suspended.
Importers currently holding valid ASIs for rice are granted a period of two (2) months to complete import formalities. The Government calls for economic patriotism, a sense of responsibility, and full cooperation from all economic operators.
In any case, any violation of this decision will be subject to sanctions in accordance with the regulations in force.
Can someone explain how Botswana 🇧🇼 is 22 times bigger than Rwanda 🇷🇼, but Rwanda is about 6 times more populated?
Célébrée ce dimanche 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse est l'occasion de faire le point sur les conditions dans lesquelles les journalistes exercent leur profession dans les différents pays du monde. Si elles se dégradent dans plusieurs d'entre eux, en Afrique, la situation est particulièrement inquiétante au Mali, au Niger et au Burkina Faso depuis que des juntes militaires y ont pris le pouvoir.
Le président du Faso, chef de l'État, Son Excellence le capitaine Ibrahim TRAORÉ, remet ce lundi matin un lot important d'équipements à l'Agence Faso Mêbo.
Ces équipements, composés de différents types de véhicules et de machines, sont destinés à renforcer les capacités opérationnelles de l'Agence dans la réalisation de projets dans les nouvelles brigades.
Source: https://x.com/presidencebf/status/2051246585061732537?s=46
**Ouagadougou, Burkina Faso:** Mr. Kenji Okamura, Deputy Managing Director of the International Monetary Fund (IMF), issued the following statement today in Ouagadougou at the end of his visit to Burkina Faso:
>“I am delighted to have visited Burkina Faso. I would like to extend my gratitude to His Excellency President Ibrahim Traoré, Minister of Economy and Finance Aboubakar Nacanabo, National Director of the BCEAO Armand Badiel, President of the WAEMU Commission Abdoulaye Diop, and other senior officials for their warm hospitality during this highly informative visit.
>“Burkina Faso’s economic resilience amid security and humanitarian challenges is commendable. Sound economic policies and a rapid increase in exports have contributed to growth, helping to keep public debt on a sustainable path, while keeping inflation under control.
Après une attaque de militants à Sudagui, à l'est du Burkina-Faso, 30 unités d'intervention rapide ont été envoyées pour intervenir. Ces dernières, en collaboration avec les miliciens locaux VDP, ont réussi à repousser l'assaut et contrarier la tentative d'attaque. Le même jour et dans la même région, 12 unités d'intervention rapide ont conduit une action près de la cité de Namoungou, neutralisant un certain nombre de radicaux.
La Direction générale de la sécurité intérieure (#DGSI) a contrôlé 70 magasins et saisie du matériel de sécurité dont des bérets militaires, des macarons, des galons, des rangers, des jumelles. Ce matériel était commercialisé en violation de la réglementation.
Source: https://x.com/justemien/status/2051675496778191113?s=46