Bonjour à tous,
Je me sens un peu obligé d'écrire ce post, j'ai l'impression d'avoir besoin de me confesser. Ma situation est la suivante, j'ai 21 ans, je suis toujours puceau et je commence à le vivre mal.
Ce texte est assez long, je ne sais pas si des gens vont avoir le courage de le lire mais je les en remercie d'avance.
Pour en parler j'ai besoin de remonter quelques années en arrière. Revenons au collège, c'est là où l'attirance pour le sexe opposé commence généralement pour les garçons, à cette époque j'étais un enfant tout à fait normal socialement, mais j'ai toujours eu des difficultés à parler aux filles : je n'ai jamais eu d'amie fille de toute ma vie, je n'ai jamais trouvé la nécessité d'en avoir. J'avais aussi un certain ego, je me pensais plus mature que les autres enfants de mon âge (11-14 ans) et à la période où les enfants commençaient à former des couples etc. je me moquais d'eux en disant qu'ils jouaient aux grands et que ça n'avait aucun sens de faire cela à cet âge. Tout le long du collège j'ai sans cesse évité le contact féminin, et je me rappelle que les rares fois où cela arrivait je faisais n'importe quoi, j'avais peur de renvoyer une image d'un mec bizarre, gênant, de ne pas être à la hauteur alors qu'il suffisait d'agir naturellement mais je n'ai jamais vraiment réussi à le faire.
Une chose dont je dois parler aussi, c'est de la seule fois où j'ai eu une relation avec une fille, même si c'était plutôt par message : j'avais 14 ans, j'étais en vacance d'une semaine avec mes parents. C'étaient des vacances organisées par le boulot de mon père et il y avait plusieurs enfants de collègues du bureau. J'avais rejoint sous la pression de mes parents le club de jeu pour les enfants de l'hôtel où l'on résidait, et y'avait une fille que je trouvais jolie, je lui ai parlé quelque fois et après les vacances je l'ai cherché sur Instagram et je l'ai trouvé, je lui ai envoyé un message et elle a répondu, on a parlé plusieurs mois ensemble, je crois qu'on était devenu assez proche, je me rappelle lui avoir demandé si elle ressentait quelque chose pour moi et qu'elle m'avait dit qu'elle se posait la question. L'année suivante, ou peut-être deux années plus tard, on se retrouve au même endroit pour les vacances, je me rappelle seulement l'avoir vu de loin et lui avoir fait coucou et c'est tout, je sais plus si je parlais encore avec elle à ce moment-là, j'ai oublié, je ne pense pas, mais je trouve ça assez ridicule. Et c'est ainsi que se termine ma première "relation" avec une fille, si je puis dire.
Au début du lycée ça a commencé à être vraiment rude pour moi, les filles commençaient à fricoter avec les garçons et je me rappelle que c'est à cette période là que j'ai commencé à être davantage religieux, vers mes 15-16 ans. J'avais une sensation étrange à chaque fois que je parlais un peu trop avec une fille (c'étaient presque toujours elles qui venaient vers moi), je me voyais à la troisième personne, comme si j'étais filmé par une caméra, et je me trouvais l'air ridicule, je pensais aussi à la religion, et à mes parents, ce qu'ils devaient penser de moi à cet instant précis. Le pire c'est que mes parents ne sont pas du tout religieux, j'avais l'impression que je ne devais pas les décevoir et je ne voulais pas grandir trop vite à leurs yeux aussi. J'ai toujours peur, même aujourd'hui, de leur dire que je suis en couple par exemple, ou parler de quelconque chose en rapport avec la sexualité, je n'ai jamais parlé de ça avec eux. Je n'ai jamais osé sortir très tard le soir avant mes 19 ans par peur de ce que mes parents se diraient, ce qu'ils penseraient que je suis en train de faire, alors que mon père m'encourageait à rentrer tard le soir.
Il faut aussi savoir quelque chose chez moi qui a toujours été là mais qui s'est développé vers mes 16 ans, c'est cette importance insensée donnée au physique. Au lycée je me trouvais plutôt moche, j'étais un peu gros et pour cela je me disais tout le long de ces années que je n'étais pas légitime d'être avec une fille, la beauté a toujours été relié à la légitimité dans mon esprit. Deuxième chose, et pas des moindres, c'est qu'au final je trouvais un nombre infime de filles plutôt belles dans mon entourage, et je m'en rendais compte avec mes discussions avec mes amis sur les filles, je n'ai trouvé qu'une dizaine de filles belles durant toutes mes années collège et lycée, elles sont gravées dans ma mémoire, et je pense que ce manque d'attirance pour le sexe féminin ne m'a pas aidé.
Quelque chose qui me marque aussi c'est que j'ai souvenir de quasiment tous les moments où une fille me fait un compliment, tellement c'était important ou inespéré à mes yeux peut-être, je trouve ça assez triste.
Autre chose dont je me rappelle, c'est que mes amis en terminale m'ont dit qu'une fille était intéressée par moi, et qu'elle leur avait demandé de me parler, et moi j'ai tout simplement refusé sans même regarder à quoi elle ressemblait.
À cette période là, fin de lycée, c'est celle où tous mes amis ont commencé à sortir avec des filles et faire leur première fois. Je n'ai jamais vraiment été intéressé par le sujet, je l'évitais car ça me faisait me rendre compte que je ratais quelque chose dans ma vie.
Dernière chose, c'est l'importance que je donnais à l'amour jusqu'à mes 19 ans. Je me répétais sans cesse que je ne pouvais pas avoir de relation avec une fille pour la première fois si je n'étais pas amoureux d'elle, donc j'ai attendu toute ma vie un coup de foudre qui n'est jamais tombé et je trouvais ainsi facilement un coupable dans le ciel qui m'évitait d'avoir à affronter ma propre part de détachement.
Après la terminale je suis allé en prépa, je vais passer rapidement sur la première année car je me suis réorienté dans une autre prépa. Lors de cette année 2022 j'étais devenu encore plus moche, plus gros, je portais tous les jours les mêmes vêtements noirs, ma vie était devenue vraiment nulle car je n'avais plus de repères sans mes amis du collège et lycée, d'ailleurs je ne les ai pas revu pendant plus de deux ans après la remise du diplôme du bac, alors que je leur parlais tous les jours par messages, tout simplement car je me trouvais trop moche physiquement pour les revoir, c'est vraiment triste, dit comme ça. Pendant cette année de prépa je me suis fait quelques amis, mais j'ai eu le rôle du mec bizarre du fond de la classe et aucune fille ne s'est approché de moi, ce que je trouve tout à fait normal.
Une chose à noter, c'est qu'à cette période d'année vers 2022-2023 j'apostasie, je quitte la religion donc je n'ai plus de soucis à me faire sur le fait de rester vierge pour le mariage ou je ne sais quoi.
J'ai changé de prépa l'année suivante, et ce n'était pas mieux, à part pour les cours qui étaient plus intéressants. J'avais moins d'amis, voire quasiment pas, je trainais toujours tout seul, j'avais commencé à parler tout seul à voix haute, ce que je fais toujours encore par habitude, et mon physique n'avait toujours pas évolué, j'ai très peu de souvenir de cette année de prépa tant je n'ai rien fait d'intéressant. Puis à 19 ans et demi je me dis finalement que je ne peux plus vivre comme ça, que je ratais ma vie à cause, non pas de mon physique, mais de l'importance que je donne à celui-ci, et étant incapable de passer outre je décide de changer, je fais du sport et finalement en fin d'année 2024 je me trouve officiellement plutôt beau. J'avais perdu 20 kilos et je comprends que sous le gras de mon visage etc j'avais finalement un beau physique.
Vous vous dites sûrement arrivé à ce stade que je peux vriller maintenant, je peux enchaîner les filles, je n'ai plus la religion, plus vraiment de compte à rendre aux parents et surtout je ne me trouve plus moche. Mais non, rien de tout ça. La deuxième année de prépa étaient sûrement la meilleure depuis mes années lycées, je pouvais enfin sortir et j'étais devenu ami avec un groupe de gars de ma classe avec qui je n'avais quasiment jamais parlé en première année. J'ai parlé pour la première fois normalement avec des filles, sans arrière-pensées de mes parents, de religion ou de ce qu'elle penserait de moi, mais j'étais, et je suis, toujours obsédé par le physique. C'est sans doute mal de le dire, mais je profite de mon anonymat, si une fille n'était pas un minimum belle j'évitais la conversation car j'avais l'impression que ça ne servait à rien, que je valais mieux que ça.
Il faut maintenant que je parle de l'événement le plus important de ma vie sexuelle, qui n'a toujours pas vraiment débutée : un jour que je me promenais dans un endroit particulièrement touristique, une touriste âgée de 38 ans (j'en avais 19, presque 20) viens m'aborder pour me dire qu'elle me trouvait mignon et qu'elle voudrait me revoir dès ce soir si possible, j'étais interloqué mais j'ai pris au sérieux la situation surtout que je la trouvais belle, on parle un peu, elle me donne son numéro et je la quitte. Je marche tout seul et je réfléchis des heures, est-ce que c'est comme ça que je dois commencer ma vie sexuelle, sérieusement ?
Je vous épargne les heures de réflexion, je décide d'y aller, même si je savais le risque, ça pouvait être un guet-apens, mais je l'ai pris. Au final c'est lore de cette soirée là que j'expérimente pour la première fois des choses sexuelles avec une femme, j'étais terriblement stressé donc je n'arrivais pas vraiment à bander, elle l'avait compris. Je suis revenu chaque jours suivants jusqu'à ce qu'elle quitte Paris. Elle m'a demandé de la pénétrer à chaque fois et j'ai refusé. Je sacralise trop cet acte, je n'arrivais pas à me dire que j'allais pénétrer une femme et que je ne l'aimais pas et surtout qu'elle avait quasi le double de mon âge.
Elle est revenue à Paris quelques mois plus tard et rebelotte, je m'améliore mais ce n'est toujours pas ça et depuis mi-2025 je ne l'ai pas vu, elle est peut-être revenue sans m'avoir contacté, lassée d'un énergumène qui refuse de telles avances. J'ai un peu l'impression d'avoir été utilisé par cette femme, comme l'objet d'un fantasme de la femme plus âgée avec le jeune homme.
Je suis actuellement en troisième année de fac, c'est bien plus solitaire que la prépa, j'ai quelques "amis" mais toujours aucune fille. Pourquoi j'écris ce texte depuis presque 1h30 déjà ? Je commence à oublier. J'ai l'impression qu'il est vain maintenant et que je n'ai pas besoin de le publier, que de toute façon peut-être que personne va le lire.
J'ai commencé à ressentir très tard l'envie d'avoir des relations sexuelles, c'était vers 20 ans en vérité. Avant je m'en foutais un peu et comme j'avais dit je ne pouvais de toute façon pas, je n'étais pas légitime. J'aimerais parler de mon rapport à la masturbation et au porno aussi, je suis assez addict en vérité, je n'aime pas l'avouer mais je me masturbe quasiment tous les jours et presque toujours sur des visages féminins plutôt que sur des trucs sexuels, ce que je trouve assez étrange en fait. C'est seulement dernièrement, depuis un an environ, que je me masturbe sur l'acte de pénétration, avant je ne le faisais quasiment jamais, ça me dégoûtait presque.
Et c'est depuis quelques mois que j'ai cette fièvre d'avoir des relations sexuelles seulement je ne fais toujours rien, j'ai peur de m'inscrire sur une appli de rencontre par ego, je me dis que c'est trop d'en arriver là, je ne vais pas aborder dans la rue par peur de dire n'importe quoi, j'ai pas l'occasion de parler avec des filles à la fac, bref c'est chaud mais je me suis donné pour objectif de me dépuceler avec n'importe quelle fille que je trouve belle avant l'été 2026.
Je ne sais même pas quelle question poser à mes lecteurs à la fin, est-ce que je dois demander quelque chose de bateau du type : est-ce que je suis normal selon vous ? Est-ce que je devrais m'inquiéter et parler à un psychologue ou autre ? Merci d'avoir lu en tout cas...