Période compliqué, j'aurais aimé me sentir moins seul
Non-binaire (amab) 39 ans, compte jetable.
Je traverse une période de ma vie assez intense : ma santé se dégrade et les hypothèses diagnostics sont clairement de l'ordre du grave pouvant impliquer un pronostic vital. Je suis actuellement dans l'attente de résultats d'analyse qui pourraient achever le diagnostic et permettre de commencer les soins. Je crois que j'encaisse plutôt bien vu les circonstances.
Je suis arrivé il y a 18 mois dans la métropole où je vis, j'ai peu d'amis mais ils sont présents et d'un grand soutien à la fois émotionnel et logistique (prêt de voiture pour les consultations par exemple, visite pendant les hospit, curiosité vis à vis de ce qui m'arrive,...). Seulement voilà, ils sont super mais je ne peux pas m'empêcher de penser que ça ne suffit pas en quelques sorte. Je rêve d'un.e amoureux.se qui me prendrait dans ses bras et où je pourrais vraiment tout lâché en sécurité. Je rêve d'un doux baiser et de sieste commune et parfois de mots ou d'actes d'encouragements parfaits que je ne sais même pas formuler concrètement. Je rêve d'un sanglot libérateur blotti.e contre une personne qui a mon affection et qui m'offre la sienne.
J'ai 39 ans dans quelques jours et si j'ai eu la chance de connaître quelques courtes relations je n'ai jamais connu ce niveau d'intimité et j'en rêve. C'est même pas que j'en rêve : c'est la plaie béante de mon monde intérieur, la fosse des Mariannes de mon psychisme et le plus grand des regrets : ne pas avoir su me laisser être aimé. La tendresse physique manquante rend mon épiderme glacial si j'y pense trop. Dans mes rêveries il n'y a jamais de sexe, seulement un.e partenaire qui se glisse dans le lit, me prend dans ses bras et sait me dire qu'il sait que c'est dur en ce moment et qu'il est là.
Voilà, je voulais partager avec vous un peu de ce fardeau tristement banal malheureusement, d'autant que la maladie isole encore plus, j'appréhende beaucoup.
Merci d'avoir lu et à toustes celleux qui traversent des émotions similaires quelque soit le contexte, je pense aussi à vous.