Questions après nouveau psychiatre, pertinence antidépresseur.
Bonjour,
Premier post pour moi sur reddit, j’espère respecter les codes et être assez concis, désolé d’avance si c’est inapproprié. Je vais pas tout vous raconter pour éviter le pavé indigeste, donc n’hésitez pas à me poser des questions sur mon fonctionnement/parcours de vie.
Je poste ici car je suis un peu perdu après une consultation psychiatrique avec un nouveau médecin et j’aimerais avoir vos retours. Je suis un homme de 30 ans.
Depuis toujours j’ai :
- lenteur dans les tâches,
- difficultés d’attention,
- difficultés d’organisation
- Procrastination / difficulté d’activation
- problèmes de sommeil (endormissent difficile, réveils réguliers la nuits, et très rapidement sommeil paradoxal et j’ai l’impression pas de sommeil profond, mais honnêtement j’en sais rien)
- alternance entre dispersion et hyperfocalisation/intérêt fort pour un sujet puis abandon
- impulsivité (pschoactifs, besoin de sensation forte, prise de décisions pour soulagement immédiat sans prise en compte du moyen/long terme)
Plus récemment :
- musiques dans la tête depuis une consommation de cannabis régulière, elles se manifestent surtout dans les moments où je ne suis pas stimulé par des paroles ou des musiques
- anxiété importante sur mes performances au travail.
Enfant j’avais de très bons résultats malgré bavardages et agitation, puis ça s’est dégradé au collège/lycée quand il a fallut travailler en autonomie avec le fameux “a des capacités mais les gâche”. J’ai posé des questions à ma mère qui a rajouté entre autres qu’elle me trouvait “hyperactif”, que je me “jetais partout parterre”, “me blessait tout le temps sans peur des conséquences”, puis que je m’étais calmé avec l’entrée au collège petit à petit (je vois très bien quels éléments ont déclenchés cet “assagissement”). Elle m’a aussi dit que l’on avait plusieurs tdah dans la famille. À ça je rajoute que nous avons de l’alcoolisme et des suicides.
Niveau parcours psy j’ai commencé à consulter vers 2021 pour consommation importante de cannabis, et dépression que je supposais. J’ai vu une psychiatre pendant 2 ans qui m’a prescrit de la paroxetine que j’ai arrêté en début 2025. J’ai vu 3 psychiatres au total sur cette période (je changeais à cause de déménagement). En plus de la paroxetine j’ai pris des anxiolytiques et antipsychotiques, notamment pour les musiques dans ma tete. J’ai l’impression qu’aucune médication n’a eu d’effet, ce qui a vraiment changé mon état dépressif est le fait d’avoir eu un emploi épanouissant en 2024. Durant cette dernière période j’étais encore sous paroxetine et risperdal (antipsychotique), que j’ai arrêté progressivement en 2025.
J’ai trouvé un nouvel emploi en janvier 2026, et j’en ai profité pour reprendre rdv avec un psychiatre pour les musiques. C’est dans cette démarche que j’ai vu beaucoup de ressources sur le tdah et que ça a raisonné en moi.
J’ai donc eu mon rdv psy hier de 30 min. Nous avons déjà pris pas mal de temps pour les questions “d’usage” : antécédents médicaux, familiaux, allergies etc. Passage obligatoire j’imagine. Et il restait un peu de temps pour qu’il me demande ce que j’attendais des consultations. J’ai dit que je voulais comprendre mon fonctionnement, résoudre mes problèmes d’attention/lenteur/motivation et musiques dans la tête, et je lui ai dit que le tdah résonnait beaucoup depuis que je m’étais renseigné. J’avais préparé tout un texte + j’avais demandé des retours à mes parents sur l’enfance, mais je n’ai pas pu parler de tout ça car faute de temps, normal sur 30 min me direz vous.
À la fin, il m’a demandé si j’acceptais d’être medicamenté, je lui ai dit que je lui faisais confiance pour ces questions, simplement que j’avais lu des témoignages (notamment ici ;) ) et que j’avais parlé avec des personnes tdah, qui m’expliquaient que la ritaline, entre autres, modifie la psyché et que j’avais quand même des inquiétudes à ce sujet. Il m’a répondu que de toutes façons on ne medicamentait que très peu les tdah adultes, et qu’il ne parlait pas de tdah, et m’a donc prescrit de la Venlafaxine 37,5 mg (antidépresseur) en expliquant que ça agit aussi sur la noradrénaline/dopamine contrairement à la paroxetine.
Je vous avoue que je n’ai pas trop compris, je ne me sens plus dépressif comme quelques années auparavant, il m’a dit prescrire ça pour aider à la concentration et motivation. Il veut que l’on se revoit dans 1 mois, donc je dois prendre un nouveau traitement sans “réel accompagnement” pendant 1 mois (il reste joignable sur doctolib mais bon…). J’ai aussi peur de devoir m’engager dans un traitement sur long terme pour voir si cela a des effets ou non, et que si ça ne marche pas, que je perde juste encore du temps sur une prise en charge adaptée (que ça soit tdah ou autre).
Évidemment, comme à chaque fois que je démarre un parcours de soin avec un nouveau psychiatre, je me berce d’espoirs en amont, je me renseigne à fond + écris des pavés, et je suis déçu très rapidement du contact (ça fait 4 fois quand même). Évidemment je suis encore tombé sur un psychiatre qui fait des dépassements d’honoraires (ça me dépasse qu’on puisse facturer 100€ la 1/2 heure à des patients étant donné la détresse psy de nos sociétés contemporaines), mais ça, ça ne présume pas de ses compétences médicales.
Ah oui, aussi, nous avons parlé des musiques dans la tête, il ne pense pas que ce sont des psychoses et donc que les antipsychotiques aient pu avoir un quelconque effet. Est-ce que ça raisonne chez certains d’entre vous ces musiques ? Notamment après conso de cannabis ?
Bref.
Je n’affirme pas avoir un tdah, la dernière chose que j’ai envie c’est de m’autodiag, j’avais juste espoir d’avoir mis le doigt sur quelque chose qui pouvait m’aider à avancer. Mais au final, les symptômes que j’ai mis en lumière ces derniers mois sont réels, et existent depuis toujours je pense, et qu’ils soient liés à un tdah ou non, il faut que j’arrive à les gérer.
J’aimerais donc avoir vos retours sur cette première séance psy, pour savoir si cela vous paraît cohérent comme approche, ou s’il faut que j’envisage d’aller voir ailleurs. Je n’ai pas encore récupérer l’antidépresseur en pharmacie, je vous avoue avoir un peu d’inquiétudes quant à la reprise d’une telle molécule et toutes les contraintes qu’elle apporte.
Merci beaucoup, beaucoup de m’avoir lu, désolé si c’était indigeste, je n’ai clairement pas établi un terrain propice à conserver votre attention !
Merci à celles et ceux qui voudront bien prendre le temps de me répondre, ne me ménagez pas, je pense que j’ai juste besoin d’un retour à la réalité.
Si vous souhaitez que j’approfondisse un point, je reste disponible.
Très bonne journée !