Comme l'indique le titre, l'amour a toujours été un sujet sensible pour moi. Depuis mes 16 ans, je rêve de trouver ma moitié : quelqu'un avec qui partager ma vie, mes passions et mes rires ; une relation basée sur un soutien mutuel où chacun reste libre tout en étant complice.
Malheureusement, en dix ans, je n'ai jamais connu la vie de couple. Le flirt et la "friendzone" sont les seules expériences que j'ai vécu. C'est une situation qui occupe une place importante dans mon esprit et qui me fragilise énormément. Si j'ai beaucoup d'autodérision sur le reste, les piques sur mon célibat me déstabilisent instantanément.
Je suis quelqu'un de réservé et de casanier. Toutes mes interactions sociales passent par Internet, car je me sens incapable de créer un lien dans le monde réel. J'ai tenté les sites et les communautés de rencontre, mais sans succès.
Ce mode de fonctionnement crée un décalage : j'ai souvent l'impression de manquer de sincérité envers moi-même. Quand une fille me plaît, je me persuade que je cherche une simple amitié alors qu'au fond, j'espère plus. Je finis par m'oublier et par jouer un rôle pour tenter de plaire, au risque de ne plus être moi-même.
Ma dernière expérience a été la plus marquante. J'ai rencontré une fille via une communauté où j'étais très actif. Elle m'a tout de suite valorisé et accordé une place importante. Étant un grand romantique (ou plutôt un cœur d'artichaut), je suis tombé amoureux très vite. Quand je lui ai avoué mes sentiments, elle m'a répondu qu'elle aimait encore son petit-ami toxique et refusait de le quitter.
J'ai choisi de rester son ami, mais je me suis enfermé dans une boucle douloureuse pendant un an. J'étais son pilier, celui qui la faisait rire et lui changeait les idées face aux souffrances qu'elle subissait au quotidien. Je voulais son bonheur, mais j'espérais secrètement son amour. La réalité était plus cruelle : elle ne m'aimait pas, non pas à cause de son ex, mais simplement parce qu'elle ne ressentait rien d'autre qu'une amitié profonde. J'étais son "soleil", une présence rassurante, rien de plus.
Pour m'en sortir, j'ai dû prendre une décision radicale : quitter la communauté où je me sentais bien et m'isoler pour l'effacer de mon quotidien. Aujourd'hui, je vais mieux, mais son souvenir me hante encore.
Parfois, il m’arrive de faire ses rêves quand je dors, ou je penses à une personne imaginaire avec qui je me sent bien, avec qui je partage un beau moment, avant de me réveiller et me manger une sacré déprime.
TL;DR : À 25 ans, je n'ai jamais été en couple malgré un fort besoin d'affection. Très réservé, je ne fais des rencontres qu'en ligne et je m'enferme souvent dans des amitiés ambiguës où je m'oublie pour plaire. La solitude et l'absence de vie amoureuse restent un poids quotidien.