La commission sur l'audiovisuel public permet un constat clair
Ayant pu assister à quelques commissions (merci l'assemblée nationale qui rend les vidéos publiques), le constat est édifiant :
- Un rapporteur ne comprenant pas l'audiovisuel public, et lui reprochant de gâcher de "l'argent des français"
- Par session de 2/3 heures, seules 4 a 5 questions sont pertinentes et dignes d'intérêt
- Les auditionnés publics et/ou du même bord politique que le rapporteur sont en moyenne beaucoup plus épargnés dans les questions.
- Le format des interrogatoires des personnes ayant affirmé publiquement être contre l'extrême-droite sont pris a parti, les questions posées sont orientées pour faire du contenu tiktokable, format court, vidéos de 1mn sur X.
En essayant de rester court et concis, voici les quelques conclusions que j'ai a partir de la dizaine de commissions que j'ai vu, et j'aimerai vos avis sur ces conclusions :
- On assiste a une instrumentalisation de cette commission par un bord politique qui se victimise sous couvert de respect de la neutralité
- cette commission est, au mieux, un gâchis d'argent public, et au pire une arme pour les différents comptes tiktok/X des têtes d'affiches politiques d'extrême droite
- La problématique de concentration des médias par un sous-ensemble très restreint de personnes est un point très important à traiter. l'état a tout intérêt a mieux réglementer sur le secteur privé qui est trop libre de diffuser et trop peu contrôlé.
- Rien ne laisse penser, aujourd'hui, que des chaînes publiques soient détournées par des acteurs privés a des fins de contrôle. il n'y a ni concentration, ni sur-representation, ni favoritisme évident.
- L'état et le service public est seul responsable des problèmes qu'ils rencontrent : a vouloir réduire ses coûts et passer par le privé il y a longtemps, ils ont ouvert une porte qu'ils ne pourront plus refermer. en effet, l'état n'a plus les moyens humains ou matériel de produire l'ensemble des émissions qu'ils souhaitent diffuser.
En conclusion, et c'est seulement mon avis personnel, des mécanismes devraient exister pour pénaliser ces instrumentalisations d'outils telle que la commission sur l'audiovisuel public par un parti politique. Et l'UDR devrait être publiquement mis sur le devant de la scène pour tentative de manipulation de l'opinion publique.
Le compte X personnel du rapporteur de la commission est la preuve la plus claire de cette instrumentalisation. Si, comme il l'indique a chaque commission, des actionnaires privés devraient faire preuve de neutralité dans leurs propos publics, nos députés devraient en faire de même.