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Autour de l'École de Francfort — Kritische Theorie
#OrientationBibliographique
En 1923 fut fondé à Francfort l’Institut de Recherche sociale qui se donna pour but de faire de la philosophie critique ou théorie critique un instrument de changement et de transformation sociale. L’Institut s’éloigna rapidement du pseudo-communisme importé d’U.R.S.S et chercha à promouvoir une collaboration interdisciplinaire entre philosophie et sciences sociales. Loin de se figer en une idéologie et en des dogmes, l’Institut sut tout au contraire réunir des personnalités se caractérisant par leur liberté d’esprit et en mesure d’apporter une grande diversité réflexive. Le dialogue et la confrontation des idées y furent une donnée permanente qui participa pendant de nombreuses années à en maintenir la dynamique. L’arrivée du nazisme au pouvoir en 1933 contraindra ses membres à l’exil dont certains rouvriront l’institut à New-York. Ce qui n’empêchera pas la continuité d’une très riche correspondance entre ces membres. Ce n’est qu’en 1950 qu’il rouvrira ses portes à Francfort, adoptant alors l’appellation d’École de Francfort et ouvrant alors une nouvelle phase en relation avec le contexte international. On remarquera que contrairement à de nombreuses autres écoles de pensée du XXe siècle, les écrits de l’École de Francfort continuent de nourrir mondialement la pensée critique de notre temps à travers ses auteurs. La sociologie universitaire française s’est pour sa part peu intéressée à l’École de Francfort; mais qui s’intéresse encore à la sociologie universitaire française.
Précisons que la liste d’ouvrages proposés ici n’a rien d’exhaustive et n’est qu’un simple aperçu des champs critiques ouverts par l’École de Francfort.
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Critique de la société technologique avancée par Herbert Marcuse
Ma lecture du moment...
La critique de la société technologique avancée est le filconducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Hommeunidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements deprotestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. Àtravers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble del’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grandeactualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, larelation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans lasociété industrielle avancée, et la relation entre les développements de latechno-science et les transformations de la politique. Entrecritique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grandspenseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et auxdérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par ledéveloppement de la technologie.
Deux ans — L'Adventice pousse encore. — Atelier d'Écologie Sociale et Communalisme
Deux ans — L’Adventice pousse encore.
« Caminando preguntamos. » — EZLN
Il y a deux ans — les 11 et 12 mai 2024 — nous fondions « L’Adventice », une libre association tournée vers une Écologie Sociale Communaliste. Notre nom, nous l’avons choisi avec soin : illustré par la Vergerette du Canada — Erigeron canadensis — cette plante herbacée que l’agriculture industrielle classe parmi les « mauvaises herbes » à éradiquer, et qui pourtant résiste au glyphosate, pousse dans les interstices, s’invite dans les friches, les voies ferrées, les marges urbaines. Une indésirable, disent les uns. Mais indésirable pour qui, et selon quel référentiel ?
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Contre-mouvement social — Atelier d'Écologie Sociale et Communalisme
Le texte que nous partageons aujourd’hui — « Contre-mouvement social », future entrée de l’Abécédaire de la critique de la valeur-dissociation de Crise & Critique — pose avec une grande rigueur une question que nous ne pouvons éluder : à quelles conditions une lutte sociale cesse-t-elle de reconduire le système qu’elle prétend combattre ?
La réponse que propose ce texte est exigeante. Il ne suffit pas de revendiquer de meilleures conditions à l’intérieur du capitalisme, ni de projeter abstraitement un « ailleurs » sans prise sur le réel. Le contre-mouvement social désigne précisément la tension entre ces deux dimensions : partir des luttes existantes — concrètes, immanentes, ancrées dans nos conditions de vie — tout en les orientant vers une rupture avec les formes mêmes de la valeur, du travail et de la marchandise. Une rupture qui commence par nous-mêmes, par la remise en cause des rôles et des identifications que le capitalisme nous a façonnés à endosser.
C’est là que l’écologie sociale communaliste que nous défendons trouve une résonance particulière avec ce cadre d’analyse. Non pas comme une « niche » alternative ou une expérience locale repliée sur elle-même — le texte souligne précisément ce risque —, mais comme une tentative d’articuler des pratiques germinales concrètes (mise en commun, coopération, autogouvernement) à une perspective de transformation de la reproduction sociale dans sa globalité.
Le municipalisme libertaire et la démocratie directe que nous défendons ne sont pas des fins en soi : ils sont des formes d’organisation qui visent à desserrer l’emprise de la valeur sur nos besoins, nos désirs et nos formes de vie collectives — en commençant à l’échelle locale, là où ces formes de vie se nouent concrètement, pour se fédérer ensuite à des échelles supra-locales, régionales et transnationales, jusqu’à former les contours d’une confédération internationaliste. C’est précisément cette architecture fédérale qui répond à l’exigence formulée par le texte : articuler les pratiques germinales à une dynamique de transformation de la totalité sociale, à l’échelle effective du capitalisme contemporain, sans se replier sur des communautés isolées ni se dissoudre dans l’abstraction d’un internationalisme sans ancrage.
Cette publication revêt donc une importance particulière dans notre démarche : elle prolonge et approfondit la réflexion engagée lors de notre précédent relais de la publication sur l’antiéconomie — sortir de l’économie —, en posant la question complémentaire et indissociable des formes de lutte et de leur orientation. Deux textes, une même boussole : comprendre ce que résister veut encore dire quand il ne s’agit plus de négocier sa place dans le monde tel qu’il est, mais d’en ouvrir un autre.
Future entrée de l’Abécédaire de la critique de la valeur-dissociation
Parution chez Crise & Critique, en 2027
🔴 En bonus de cet article de Pascal DUMONTIER, vous pourriez également apprécier ce conséquent texte sur Landauer de Walter FÄHNDERS [pdf en fin d'article].
De l'esprit du capitalisme — Atelier d'Écologie Sociale et Communalisme
ecologiesocialeetcommunalisme.orgReview of Tarinski’s “Horizons of Direct Democracy”
Dr. Eleanor Finley reviews Yavor Tarinski’s latest book Horizons of Direct Democracy: Revolutionary Politics in an Age of Social & Environmental Collapse (On Our Own Authority! Publishing, 2025).
1er mai — Ce que nous n'oublions pas — Atelier d'Écologie Sociale et Communalisme
ecologiesocialeetcommunalisme.orgFloréal M. Romero: «La ecología social y radical de Murray Bookchin»
En el marco de su gira por Cataluña y Murcia, Floréal M. Romero presenta la segunda edición de su obra «Murray Bookchin, por una ecología social y radical». En esta intervención, presentada por Alfredo Apilanez en un lugar cercano a Barcelona, repasa el pensamiento del teórico estadounidense Murray Bookchin y destaca su actualidad ante las crisis ecológicas y sociales contemporáneas. Una intervención accesible y profunda, que pone de relieve los vínculos entre la transformación ecológica y la emancipación política y social.
À rebours des critiques classiques du capitalisme, qui cherchent à réorganiser ou moraliser l’économie, ce texte issu de la critique de la valeur propose une rupture plus radicale : sortir de l’économie elle-même comme forme sociale. En écho aux perspectives de l’écologie sociale communaliste — qui visent à réinscrire la production dans des communautés démocratiques et écologiquement situées — cette approche invite à repenser l’émancipation au-delà du travail, de la valeur et de l’accumulation. Une contribution stimulante pour questionner les limites des alternatives économiques contemporaines et ouvrir un horizon véritablement post-capitaliste. (...)
Future entrée de l’Abécédaire de la critique de la valeur-dissociation : Parution chez Crise & Critique, en 2027.
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Cet article publié sur À contretemps propose une réflexion dense et stimulante sur la place de l’utopie dans nos pratiques et nos engagements en venant renforcer notre conception d’un devenir possible. À rebours d’une époque marquée par le repli et le sentiment d’impuissance, il réaffirme la nécessité de rouvrir des imaginaires politiques capables de transformer le réel. En résonance avec les perspectives de l’écologie sociale et les dynamiques communalistes que nous explorons à l’Atelier ESC, ce texte offre des points d’appui précieux pour nourrir nos réflexions et renforcer nos pratiques collectives.
(...) lire la suite en suivant le lien.
«Je ne sais pas comment sera la troisième Guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c’est que la quatrième Guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex.»
«Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.»
«Je hais violemment l’héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable.»
«Rien ne mettra fin à la guerre à moins que les peuples eux-mêmes refusent d’entrer en guerre.»
Albert Einstein, mathématicien, physicien, scientifique (1879 – 1955)
Un texte important qui propose de relire 1492 non comme une “découverte”, mais comme une occultation de l’Autre au fondement de la modernité occidentale.
J’ai ouvert une discussion sur L’Agora pour celles et ceux que cela interpelle
https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/.../parutio.../...
N’hésitez pas à venir partager vos premières impressions ou réflexions.
📌 A guide to navigating your way around the different versions of this foundational text of situationist theory and associated commentaries.
Un extrait particulièrement significatif, pour expliquer le temps présent, d'un entretien avec Jacques Rancière :
"Quand on parle de vie fasciste et d’affect révolutionnaire, il faut avoir en tête le caractère composite des affects politiques, faits souvent d’éléments contradictoires et instables.
La première question est de savoir ce qu’est un affect révolutionnaire. Historiquement, cela toujours été un complexe de passions négatives et de passions positives : de colère et de rage contre l’ordre oppressif et d’acharnement tendu vers sa destruction ; mais aussi de confiance dans la capacité des égaux de construire un autre monde et d’imagination pour en établir ici et maintenant des formes d’anticipation.
Cette présence du futur dans le présent et cette confiance ont été essentielles pour nourrir des formes de joie révolutionnaire que la haine de l’oppresseur ne peut engendrer.
C’est elle qui a été atteinte par la contre-révolution à l’œuvre dans nos pays depuis la fin des années 1970. L’offensive du capitalisme absolutisé a pris pour cible les lieux et les formes de la solidarité et de la force collective des égaux. Et elle a du même coup érodé les formes de la confiance dans la capacité collective de développer les formes de solidarité déjà existantes pour en faire des ébauches de la vie future.
La colère devant l’oppression ne s’accompagne plus de la joie née de la confiance dans la capacité collective de créer un autre monde.
La contre-révolution intellectuelle a secondé cette offensive en jetant le discrédit sur toutes les combats de l’égalité de 1789 jusqu’à nous. La haine de l’oppresseur se change alors en sentiment d’impuissance et cette impuissance nourrit la passion du ressentiment. Or la force du ressentiment est de s’adapter à toutes les conditions et situations.
On décrit volontiers dans mon pays les progrès de l’extrême-droite comme une affaire concernant tout particulièrement les ouvriers et les classes populaires. Ils étaient naguère unis par la puissance collective des partis et syndicats et maintenant ils se retrouvent isolés devant l’oppression, sans autre recours pour exister collectivement que le partage de la haine et tout particulièrement de la haine des autres, une haine qui mêle le mépris pour des populations perçues comme arriérées et la crainte devant la menace qu’elles représentent.
Mais le ressentiment touche aussi bien les intellectuels et notamment ceux et celles qui viennent de la tradition progressiste et révolutionnaire. Ils avaient jadis foi dans les vertus de la théorie marxiste pour éclairer le présent et construire l’avenir. Aujourd’hui cette théorie continue à tout expliquer des raisons de la domination mais nul n’attend plus qu’elle arme les combattants de la liberté et de l’égalité. La science sert à comprendre pourquoi les choses sont comme elles sont et continueront à l’être. C’est effectivement un plaisir triste, le plaisir pris à un savoir qui produit surtout de la résignation à la nécessité, accompagnée de la seule satisfaction de savoir ce que les ignorants ignorent et de pouvoir mépriser ces gens du peuple qui ne comprennent pas la raison des choses et se laissent séduire par les discours des démagogues.
Nous sommes ainsi dans ce que j’appelais dans le Maître ignorant une « société du mépris », une société où tout le monde méprise tout le monde : les électeurs de l’extrême-droite méprisent les immigrés qui envahissent leurs banlieues mais aussi ces intellectuels des beaux quartiers qui leur donnent des leçons sans savoir ce qu’ils vivent. Les intellectuels méprisent les gouvernants qui les méprisent en retour ; ils ont honte d’être gouvernés par des gens qu’ils méprisent mais serrent les rangs derrière eux par peur du « péril fasciste », quitte à avoir honte de leur peur et à se soumettre d’autant plus, etc."
source - https://lundi.am/Nous-vivons-une-contre-revolution
Cet extrait a été également posé sur l' Agora : https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/.../penser.../...
J'invite tous ceux qui voudraient en parler ou en débattre à y intervenir directement.
Bien "solidairement" à tous,
Steka pour l'Atelier ESC.
Série : L’écologie sociale aujourd’hui — Racines
Un héritage critique incontournable
L’écologie sociale s’inscrit dans un paysage théorique où le marxisme occupe une place centrale. Sans s’y réduire, elle en reprend certains outils essentiels pour comprendre la crise contemporaine.
L’apport de Karl Marx tient d’abord à son analyse du capitalisme comme système dynamique fondé sur l’accumulation. Cette logique ne se contente pas d’organiser la production : elle tend à transformer l’ensemble du monde — activités humaines comme milieux naturels — en ressources exploitables.
Lire la suite 👉 https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2026/04/10/iii-ecologie-sociale-marxisme/