Elle est lourde à porter, elle entrave son Éden.
Il la met en sourdine, il ne peut l'accepter.
Sa jeunesse se scrolle sur d'addictifs pixels.
Les réels récoltés rongent ses nuits et perforent ses journées.
Fragile identité, modelée sur la toile où le buzz a régné.
Quoi vivre, entre mâles délirants de masculinités,
qui s'affalent en beuglant : « On est les plus puissants »
Et castratrices envolées de femmes insensées,
pour qui l’égalité n'est plus un objectif
et qui sublimeraient une féminité d'où l'homme disparaîtrait.
Cette virilité naissante, il doit la moduler.
Ado déjà cicatrisé de blessures réseaux,
d'épidémies de fakes, de chirurgie d'influenceurs,
combien de tortures t'imposent ces IP tant de fois exploitées.
Tu es parachuté dans le vrai
et tu veux, comme un homme, dérouler un destin.
Chacun hérite de sa nature, construit ses méthodes,
démêle l'écheveau de ses neurones nouveaux.
Cette virilité fragile ne se démarque pas de la féminité
que ses amies d'époque tentent de sauvegarder.
La croisade du respect faite en communauté
devrait avec vigueur balayer les conneries quelquefois énoncées.
Pas de plus fort ou de prioritaire,
rien n'est inaccessible tel que tu es, comme tu es façonné.
L'important : l'intérieur, le garder,
et si viril tu es, c'est douceur annoncée,
c'est la quiétude que donne le don de soi
aux donneurs de leçons.
Plus de messages privés à des pseudos planqués
derrière des avatars mensongers et hâbleurs.
Plus d'IA pour égrener des strophes sans vraiment les dicter.
Tous ces vecteurs, il te faut les garder, mais ils doivent te servir et non te structurer.
Fier de ce que tu es, assume tes vérités en viril sujet sur qui on peut compter.
u/Bernelnelber
Torturé, incrédule, bâtard des idéaux, il te faudra vomir le goudron par tes palpitations. Un vilebrequin de roses charcutera psyché, qui te sert à ourdir cette veule mission.
Tu beugles cette question : L’amour existe-t-il vraiment ? Niaise suspicion d’un maraud décadent !
Pleure, en louchant sur l’univers béant. Évade-toi de toi, pour ouvrir des pupilles qui ne s’écarquillent plus sur un moi hoquetant. Que tes boues ne dégoulinent pas sur un nouveau chantier, à peine arrivé.
Si Courbet initie le tortueux chemin, « Vénus », par sa naissance, accueille amour de la matière et amour des vapeurs. Sublime Botticelli, que la lumière transcende !
Ignare impétueux de ces stigmates indélébiles, il te faudra cinq cents années de plus pour que ta vue baissante admette cette évidence : le beau seul défigure déjà ta quête inutile.
À la vacuité du propos mentionné, il est de bon aloi de ne pas discuter. Un tombereau de preuves ne servirait qu’à enfoncer, au cervelet branlant, sa conviction première sur l’amour : incertain, hypothétique, inexistant.
Arrivé depuis peu aux ombres du soleil, il s’éblouit pourtant en éructant seulement cette suite de raclements : « Je t’aime, maman. »
Amour dissout le temps et n’éclaire la voûte que si l’on besogne bien à le trouver charmant. Chercher son existence recroqueville son essence, lynche les probabilités d’admettre et de trouver. Amour se révèle à tous ceux qui n’ont pas leur nombril en ultime étiquette.
L’amère vérité, incontournable, qui emplissait mon cœur, a surgi du passé. Elle avait enfanté d’un mensonge sans fin ; un concept bancal, un rejeton hybride. Elle n’a pas renié ce rebut envoyé par son vil créateur. L’approche farfelue de cette identité, elle l’a apprivoisée, nourrie de ses pensées.
L’amère réalité oblige ; elle impose de conter la dureté du parcours. La pluie, sans toit, sans la protection bienfaisante que tu offrais à mon humble personne, résonne comme une leçon.
L'amer travail, chaque matin, étale ton labeur quotidien, pour garder toujours "en vie", ce bâtard, affamé au crépuscule : devenir rentier.
La mère, vérité incontournable, qui emplissait mon cœur, a surgi du passé. Elle avait enfanté d’un mensonge sans faim ; un concept bancal, un rejeton hybride. Elle n’a pas renié ce rebut envoyé par un vil créateur. L’approche farfelue de cette identité, elle l’a apprivoisée, nourrie de ses pensées.
La mère, réalité oblige ; elle impose de conter la dureté du parcouru. La pluie, sans toi, sans la protection bienfaisante que tu offrais à mon humble personne, résonne comme une leçon.
La mère travaille chaque matin, étale ton beurre quotidien, pour garder toujours en vie son bâtard affamé, au crépuscule de la vie, devenir rang-thier.
À l’éternité de l’infini, à toi impalpable pouvoir
qui règne dans les hélices de mon dieu ADN.
Me tolérer dans ton sein de Hinxton,
dans ce pilier des gènes, me transforme en obligé.
Reprends-moi du passé, pour donner à l’avenir la trace des passages.
Apprends-moi ceux qui furent, qui vécurent, ceux qui sont et ceux qui viendront.
Apporte sur tes paires ces variations du temps qui nous façonnent.
Porte vers l’intemporel les vécus du présent.
Toi seul, qui viens des abîmes du temps
pour aller vers les gouffres à venir, m’assure l’immortalité.
Merci de m’avoir inscrit dans ta lignée divine.
Merci de m’avoir créé et de me soutenir.
Merci de te porter encore vers d’autres corps.
Toi qui ne meurs jamais,
Toi qui passes de génération en génération par des actes d’amour,
Toi qui mémorises tout,
Toi, indestructible messager de la vie,
Laisse-moi partir ce soir vers le néant des emballages.
Heureux, serein, pointillé d’une chaîne que tu tends
de l’aurore au crépuscule des hommes.
Je pars en te laissant ma part, en partage.
Merci de partager ton immortalité.
Pénétrer l’insoutenable plaisir,
côtoyer l’enchanteresse rudesse
qui parfume l’essence de cet abri galant.
Adopter cet enfant où se brisent les lames.
Des profondeurs limpides, de ces âmes bien nées,
un instant de mille ans viendra pour t’envelopper.
Danse, cette jouvence, de leurs corps exaltés ;
danse, sans exigence, le plaisir exprimé.
Elles cahotent d’irrévocables courbes
brisant tous les tabous, souriant leurs atouts.
Les lancinants tempos martelés en ta tête
inondent ton cortex d’un mouvement immobile.
Enfin, sous cette emprise tu flirteras l’extase ;
tu es ensorcelé, le mana t’a frappé.
Chacun dépose ici une offrande de lui-même ;
nul ne repart indemne,
subjugué par ce mal mystérieux,
béni et contagieux
Pourquoi les falaises abruptes
ont-elles happé notre poète chantant ?
Pourquoi Gauguin s’y prélasse en dormant ?
Comment ces conquérants, affleurant le bleu-vert,
ont-ils choyé le monde pour le rendre attirant ?
Assassiner les rêves pour vivre d’absolu,
pour imprégner l’éther de sensualité.
oser la nonchalance comme priorité,
puis doter Erectus d’intrinsèque respect.
Éclabousser les rives de pleine sérénité.
Enfin, humer ce robuste aquilon
que la placidité a finalement créé.
Si Fenua scintille de joyaux insensés,
c’est ce « rien », innommable et secret
qui explose les raisons,
emprisonne sous tes tempes
cette saveur sublime nulle part retrouvée.
Sa couleur enflamme tes pupilles,
Gratte ta cornée, s’enfonce dans ton cerveau.
Tu vénères son lustre, les reflets de sa peau.
La chair s’épanouit, fou d’aise tu gémis.
Tu caresses goulûment ses courbes ascendantes.
Tu plonges dans l’extase aux montées de son rythme
Sans fin, sans lassitude, toute ta vie durant,
Tu jouis pleinement des dons de son espèce.
Tu froisses ses atours de tes doigts maladroits
Pour ouïr la chanson que ce geste renvoie.
Pour amasser, avec tant de tendresse,
Des sommets irréels, inconnus des mortels,
Tu contes tes exploits jusque sur la banquise.
Chaque jour tu mesures ses bienfaits
Et prouesse divine, glorifie l’infortune
Des amants qu’il délaisse.
L’argent, partenaire nécessaire,
A su combler tes avides entrailles,
Aveuglant de possibles trouvailles.
As-tu entendu ce chuchotement constant,
Ce refrain immuable que la sérénité
Peut, elle seule, nous dicter.
Ton temps est écoulé.
La montagne de blé que tu as récoltée
N’enlève pas l’angoisse
De ta mort annoncée,
Les soubresauts des bourses lacérées,
Les pertes insensées de ta stabilité,
Te montrent l’intérêt de bien anticiper
Cette banqueroute physique,
Dont même les initiés
Ne savent pas profiter.
La faux s’abat sur ton lit de billets,
Tu ne sauras jamais ce que tu as loupé.
Rigidité cadavérique d’un méprisant carcan,
Allumé, en son temps par maître omnipotent.
Le savoir pédant gribouille tous les talents
Freinage incontrôlé des spontanéités
Opportunes, bienfaisantes et directes.
Il s’acoquine de règles, pour cacher en son sein
L’implacable trou noir de son imaginaire
Il rabougrit les jaillissements prospères
En misérables notes ni faites ni à faire.
Quand l’ignorance suggère
Du fond de ses mystères,
Elle subjugue parfois
D’un éclair flamboyant,
Le Bouddha centenaire
Qui ouvre ses chakras
Aux nouveaux bruissements.
Scientifique ou littéraire,
Il enfouit souvent des zygotes
Attachants qui ne seront jamais
D’ignares embryons, mettant un abri sûr
À sa docte existence.
Il balance aux ténèbres
Les futurs trublions, qui
D’un ombrage léger le décapiteraient.
Ils ont percé les membranes fragiles
Fécondé les plus fringantes moitiés.
Acculés les principes à plier sous
Une pluie battante d’éclosions des idées.
Jeune armée bouleversante enracine
Le rien à la base du tout. Déforme
L’obscurité pour y voir plus clair,
Hors des vieux ministères de la véracité.
Établir un chaos génère un inventaire
Des affables faiblesses, des vénérables faux
Mille fois en mille ans cette armée a vécu
Mille fois en mille ans elle s’est d’abord battue
Mille fois en mille ans elle a réintégré
Le panthéon classique des savants adulés
La jeunesse n’a d’effet que le temps d’un printemps et jamais d’un été.
TAPE TAPE
Elle arrache les neutrons du plaisir au vital,
Crache sur la Pachamama, glu sur ses viscères.
Elle "tympanise" goulûment en vrillant ton tambour !
Que martèle-t-elle, en duel informel,
À des loques baroques implantées dans une coque
cérébrale, infernale, immorale, mortelle.
Elle râle son vomi goûtu à l’ère infinie.
Paf, paf, paf, elle cogne noctement la bouillie synaptique.
Hydre bienfaisante, répugnante complice des clowns "Hippocrate".
Divine Iscariote pissant sur la défunte substantia nigra.
Elle taraude "vrillement", un fada mortifère,
Skiant sur les boyaux verdâtres de la serpette, la faux, la faucille, la faucheuse.
Rien, le fauché Gargamel, rien, le son Gargamelle basculant à la feuille de choux.
Elle acide les dépouilles des triomphants psycho-véhicules.
Elle calcule, virevolte, complote, va, vient, rebondit, attaque, dissout, s’insère, grignote…
Vipère mutine de l’ergastule mirage.
Il, a jeté elle, dans une poisseuse éther,
Bras manchot mijotant les abîmes.
Il, aime elle pour ses nourrices, ses verts, son "incouleur".
Il, aime elle fluidifiant le néant en masse,
le « pas » en trois fois rien.
Il, aime elle, sa déesse "bienmalfaisante".
On divine elle pour il, on cagole elle pour il-lusoire , pour îl-e déserte.
Elle scinde les restes, elle nourrit les restes, elle tape, tape, tape, tape, tape…
En clair il pleut cette nuit